Croix et calvaires : un patrimoine discret au cœur de notre territoire communal
Ces édifices nous sont parfois si familiers que l’on finit par ne plus les remarquer. Au détour d’un chemin, à l’entrée d’une passée ou sur les hauteurs de la commune, les croix et calvaires font pourtant partie intégrante du paysage de Gérardmer.

Bien plus que de simples éléments religieux, ces ouvrages racontent notre histoire locale (les croyances d’autrefois, les usages des chemins...) À Gérardmer, ce petit patrimoine est particulièrement ancien. Louis Géhin, dans son ouvrage Gérardmer à travers les âges, évoquait à la fin du XIXe siècle « plus d’une centaine de Croix de pierre » réparties sur les chemins environnants. Il signalait notamment trois croix portant le millésime 1555, considérées alors comme les plus anciennes connues sur le territoire. D’autres ont été érigées aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd’hui encore, plusieurs de ces croix sont encore présentes et visibles sur le territoire communal.
Croix ou calvaire : quelle différence ?
Les deux termes sont souvent utilisés pour le même édifice, malgré tout, ils ne désignent pas exactement la même chose. Une croix de chemin est principalement une croix installée à proximité d’un chemin ou d’une route. Elle pouvait rappeler la foi des gérômois, commémorer un événement ou encore marquer un lieu particulier.
Le calvaire, quant à lui, renvoie plus particulièrement à une représentation de la Crucifixion du Christ. Il peut prendre la forme d’une croix, toujours accompagnée de statues.
Un patrimoine désormais visible sur une carte
Pour mieux faire connaître ces éléments, la Ville de Gérardmer a recensé sur un plan les différentes croix et calvaires présents sur le territoire communal. Cette carte est disponible sur le site internet de la ville de Gérardmer, rubrique Archives. N’hésitez pas à la consulter et à partir à la découverte de ce patrimoine local.
Préserver avant qu’il ne soit trop tard
Comme tout patrimoine exposé aux intempéries, les croix de pierre sont fragiles. Le gel, l’humidité, la végétation, les mousses, les mouvements du sol ou encore l’usure du temps peuvent progressivement fragiliser les pierres et leurs assemblages. C’est dans cette perspective qu’un nouveau projet de restauration est engagé à Gérardmer avec l’association SOS Calvaires (batisseurs88@soscalvaires.org), dont la vocation est précisément de contribuer à la sauvegarde et à la restauration de ce petit patrimoine religieux.
